EST-CE QU’UN REDOUBLEMENT EST FORCÉMENT NÉGATIF ?

EST-CE QU’UN REDOUBLEMENT EST FORCÉMENT NÉGATIF ?

 

EST-CE QUE LE REDOUBLEMENT EST UNE FIN EN SOI ?

 

Ne pas atteindre un objectif que l’on s’est fixé, parfois depuis longtemps, peut très facilement nous décourager et réduire à néant notre motivation pour la suite. Louper un examen, un semestre ou une année d’études n’est pas quelque chose d’inévitable et ne doit surtout pas être accueilli de façon radicalement péjorative.

Quand on regarde les chiffres transmis par le gouvernementon remarque bien que tous les étudiants n’obtiennent pas leur licence du premier coup. Seuls 29,2% d’entre eux parviennent à terminer leur licence en trois années, autrement dit sans aucun redoublement. À côté de cela, 41,9% des étudiants ont redoublé une année de leur licence.

Donc, pour vous spoiler : NON, redoubler une ou plusieurs années de droit n’est ne relève ni de la honte, ni de l’échec !

Perdre une année en terme de temps, ne pas passer à l’étape supérieure avec ses amis, devoir réviser une année de plus… Mais alors, qu’y a-t-il de réellement positif dans le redoublement d’une année universitaire ? PLEIN DE CHOSES :

Se prendre un coup de massue sur le coin de la tête nous conduit généralement à prendre du recul sur la situation dans laquelle on se trouve, à s’interroger sur ce que l’on fait présentement et ce que l’on pourrait faire plus tard.

 

Peut-être que la façon dont on a révisé certaines matières n’était pas la bonne au regard de la configuration du cours ? Peut-être que l’on s’inflige trop de pression et que l’on perd nos moyens devant notre copie, alors que l’on connaît le cours sur le bout des doigts ? Peut-être que l’environnement de travail dans lequel on révise n’est pas le bon ? 

 

En dehors de cela, il peut s’avérer que vous n’éprouviez en réalité aucune affection ou curiosité pour le domaine juridique, faisant qu’il vous est impossible de mémoriser le cours ou bien même d’en comprendre la logique juridique qui se cache derrière… Et ce n’est pas grave ! Chaque personne poursuit sa propre vocation !

 

Dans l’hypothèse d’un échec universitaire, il faut toujours chercher à prendre de la hauteur sur la situation, et ne pas agir sous le coup de l’émotion. Les émotions nous apportent beaucoup, mais pas forcément des bonnes choses lorsqu’il s’agit d’événements particuliers tels qu’un redoublement.

Avant de vous poser une quelconque question sur l’année universitaire passée, demandez-vous LA question : Est-ce que j’aime le Droit ? Certes, si l’on est en L1, on n’aura peut-être pas abordé les notions les plus intéressantes du programme universitaire, mais on peut tout de même en avoir un bref aperçu. 

Si la réponse est non, réorientez-vous, n’ayez pas peur d’un nouveau pas dans l’inconnu puisque c’est en faisant ce que l’on aime que l’on performe le plus. Au contraire, dépassez cette peur, vous en sortirez encore plus fort. Entourez-vous d’ondes positives, et si les finances ne s’y prêtent pas, vous trouverez certainement des aides nécessaires à la réalisation de votre projet professionnel !  

Si la réponse est oui, alors ne vous attardez pas plus sur votre envie de persévérer dans ce domaine, puisqu’a fortiori, vous vous épanouissez dans ce que vous faites actuellement. Les questions qu’il va alors falloir se poser relèveront plutôt de la nature de votre méthode de travail, ainsi que l’approche à adopter face à certaines matières.

Prendre du recul sur la méthode de travail

On passe quasiment tous par là : Il faut trouver la méthode de travail qui nous convient le mieux. J’énumère en ce sens des dizaines de conseils et astuces afin de trouver sa propre méthode de travail, et comment réviser selon notre personnalité dans mon livre Réussir ses études de droit – Le guide de l’étudiant (disponible en version papier et numérique).

 

Il est possible de sombrer dans le cercle vicieux des fiches, et, au lieu de ficher, on retranscrit l’ensemble du cours sur des feuilles vierges ; ou bien on se dit qu’il faut surligner uniquement les termes importants du cours, et on se retrouve à surligner l’ensemble du cours…

Certaines méthodes peuvent s’avérer être de véritables pertes de temps, et au final devenir des méthodes contre-productives, puisque non seulement on n’apprend rien mais en plus on perd du temps à faire quelque chose d’inutile.

 

Recentrez-vous sur vous-même, partez à la recherche de la méthode de travail qui vous fera réviser un maximum de pages en un temps record ! 

Revoir la méthodologie

Cette histoire de méthodologie peut avoir l’air d’un rien comme ça, mais elle peut réellement plomber notre moyenne générale si elle n’est pas maîtrisée correctement.

 

Normalement, chaque début de semestre est marqué par le sceau de la discussion au sujet de la méthodologie juridique vue à travers les yeux de l’enseignant (chaque enseignant voit midi à sa porte et peut modifier certaines étapes de la méthodologie, mais ce ne sont que des précisions formelles, il ne faut pas paniquer).

 

Si vous savez que le fond de votre copie n’est pas faux, mais que la forme (autrement dit la méthodologie de l’exercice juridique en question) n’est pas bonne, il va falloir se pencher sur les attentes de l’enseignant. Chaque enseignant a plus ou moins d’exigences en ce qui concerne la méthodologie, prenez-la bien en note lorsque l’enseignant ou le chargé de TD vous la retranscrira.

Si vous avez un moindre doute, n’hésitez surtout pas à poser des questions au corps enseignant : il vaut mieux poser trop de questions que de faire des bêtises dans sa copie qui coûterait des points.

 

La méthodologie n’étant qu’un élément formel accessible à tous de par sa compréhension, je me suis attelée à vouloir aider autant que faire se peut les étudiants en écrivant le livre Devenir un as de la méthodologie juridique (en version papier et numérique), qui regroupe 8 exercices juridiques différents (dissertation, fiche d’arrêt, commentaire d’arrêt, commentaire d’article, commentaire d’arrêts ou d’articles comparés, cas pratique, note de synthèse et dissertation pour l’épreuve de Culture générale).  

Prendre du recul sur une matière

Ce point pourra très facilement se conjuguer avec les deux précédents. En effet, lorsque l’on ne cerne pas réellement les enjeux et problématiques qui surplombent un domaine juridique, il est difficile de se l’approprier et de pouvoir rédiger une copie équilibrée.

 

Si une matière a posé un souci dans l’obtention du semestre ou de l’année universitaire entière, penchez-vous sur cette matière, recherchez l’idée et la logique juridique qui s’en dégage. La compréhension est la clé de la réussite ! Le par cœur n’est qu’un détail.

Lisez des livres sur la question, regardez des vidéos explicatives également… Peut-être que le cours donné par l’enseignant ne vous convient tout simplement pas, et n’amène pas la manière d’une façon aussi dynamique qu’il aurait fallu.  

Approfondir certaines notions

Repasser certaines matières, un semestre ou une année entière peut être totalement bénéfique pour notre culture personnelle et juridique.

Travailler à nouveau les matières, et donc les notions que vous n’avez pas pu vous approprier au cours de l’année, n’en sera que plus bénéfique au regard de la compréhension et de la mémorisation du cours ! Il vaut mieux redoubler pour pouvoir ensuite bénéficier de bases plus solides, que de passer au niveau supérieur sans maîtriser les fondamentaux.

Ainsi, baladez-vous dans les bibliothèques universitaires ou bien sur Internet afin de trouver les réponses à vos questions, ainsi que les clés qui débloqueront les rouages afin que la nouvelle année se déroule avec succès !

Est-ce que la nature de l’année redoublée joue dans la balance ?

En réalité, cela dépend essentiellement du Directeur de Master (parce que, qu’on se le dise, cette question se pose surtout au regard des sélections en Master, un redoublement ne sera normalement pas pris en compte lors d’entretiens professionnels).

 

Pour éclaircir un point, on peut tout d’abord dire que la première année est généralement l’année de la découverte d’un monde nouveau pour les étudiants, et donc l’année où le taux d’échec universitaire se fait largement ressentir. Redoubler sa première année n’aura donc normalement pas grande incidence sur votre dossier, d’autant plus si elle est justifiée dans la lettre de motivation ou lors de l’entretien oral avec le recruteur par exemple.

 

En revanche, depuis la réforme sur les sélections en Master applicable depuis l’année universitaire 2019/2020, les recruteurs sont plus sévères quant aux potentiels redoublements en troisième année, puisque la sélection en Master s’opère à la fin de la licence.

 

Néanmoins, cela ne doit surtout pas vous décourager. Si vous redoublez votre première année et que vous avez une mention lors chacune année universitaire suivante, aucun problème ne se posera en travers de votre chemin vers la sélection en Master ! 

 

On ne le répètera jamais assez : L’essentiel, ce n’est pas d’écouter ce que disent les autres, mais de croire en soi et de mettre toutes les chances de son côté !

Votre expérience

Et vous ? Votre cursus universitaire a également été marquée par son originalité dans son cheminement ? Racontez-nous, votre expérience est précieuse ! 



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1 × 3 =