Pourquoi ficher son cours n’est pas systématiquement la bonne solution pour l’apprendre ?

Pourquoi ficher son cours n’est pas systématiquement la bonne solution pour l’apprendre ?

 

POURQUOI FAIRE DES FICHES N’EST PAS SYSTÉMATIQUEMENT LA BONNE SOLUTION POUR APPRENDRE SES COURS ?

 

On connait tous le mythe selon lequel il faudrait nécessairement faire des fiches pour pouvoir réviser ses cours… Nous allons ici casser ce cliché, du moins nuancer les propos !

 

Quand se trouve face à un cours de plusieurs dizaines voire centaines de pages, on a parfois du mal à savoir par où commencer pour pouvoir apprendre le plus efficacement possible un plus grand nombre de données.

La première réponse qui nous vient à l’esprit est alors : Go faire des fiches pour synthétiser le cours ! 

 

Alors oui, mais non. Pourquoi ?

 

Il s’agit en réalité de la nature de notre méthode de travail. Celle-ci nous est éminemment personnelle, puisque selon nos sensibilités et préférences, l’apprentissage des cours ne se réalisera pas de la même façon. Ces interrogations sont notamment traitées dans le livre Réussir ses études de droit – Le guide de l’étudiant (disponible en format numérique et papier).

 

Le fichage de cours n’est donc pas la seule issue possible, même si son existence est ancrée dans l’esprit de chacun des étudiants.

Nous allons voir, au cours de cet article, pourquoi ficher son cours n’est pas systématiquement la bonne solution pour apprendre.

 

Quand on se retrouve face à des centaines de pages de cours, on peut facilement être perturbé et ne pas réellement savoir quelle information doit être retenue sur nos fiches.

Il est donc nécessaire de savoir comment sélectionner ces éléments dans un premier temps, et comment les présenter de façon claire sur nos fiches dans un second temps.

 

Ici, l’erreur à ne pas commettre est, non pas de ficher le cours, mais de réécrire le cours dans son intégralité sur des fiches. 

Si les éléments de cours ne sont pas clairement sélectionnés, et que l’intégralité des développements sont retranscrits sur les fiches : il a un souci.

Non seulement c’est une étape clairement improductive, puisqu’aucune valeur ajoutée n’a été amenée dans vos révisions, mais en plus c’est contre-productif puisque l’on perd du temps… pour au final réécrire le cours que l’on a déjà pris en note en CM.

 

Au fond, si ficher ses cours revient à simplement les remettre en forme, autant prendre le cours directement de façon manuscrite, ou bien prendre le cours de l’an dernier et l’arranger à sa sauce, ça sera moins contraignant et plus efficace.

En revanche, s’il est impossible pour vous de faire un condensé du cours sur vos fiches, deux solutions s’offrent à vous : 

  • Persévérer, en essayant tant bien que mal de dégager les termes principaux ;
  • Se servir de ses feuilles de cours comme des fiches.

Si vous n’y arrivez toujours pas, il ne sert à rien de s’acharner sur le fichage de cours ; autant changer de méthode de travail ! 

Le fichage peut ne pas correspondre pas à notre méthode de travail

Notre méthode de travail est en quelque sorte le reflet de notre type de mémoire dominant.

Une partie entière est consacrée à ce sujet dans le livre Réussir ses études de droit – Le guide de l’étudiant (disponible en format papier et numérique), dans lequel cette question est profondément traitée, en offrant des solutions en fonction de nos caractéristiques personnelles.

 

Selon que l’on ait une mémoire visuelle, auditive ou kinesthésique, notre méthode de travail ne sera pas systématiquement la même. De ce fait, la méthode du fichage de cours ne sera pas nécessairement celle à adopter.

Certains cours ne sont pas propices au fichage

Précision : Si l’on part du principe que le fichage est la méthode qui nous convient le mieux, dans la logique des choses, c’est une méthode à répéter pour chaque matières. En revanche, si vous préférez jongler entre les méthodes de travail en fonction de l’appréhension que vous avez du cours, il ne faudra hésiter à se tourner vers de nouvelles solutions pour apprendre ses cours.

 

Il est des matières pour lesquelles le fichage va de soi, limite on est heureux de ficher ce cours. Principe, définition, exception, et le tour est joué.

 

Il est d’autres branches du droit beaucoup plus complexes, qui ne se prêtent pas réellement au fichage : on a l’impression que chaque phrase, chaque mot relève d’une importance capitale, et qu’on louperait des informations considérables si l’on ne les réécrivait pas toutes sur nos fiches.

Au final, face à de tels cours, il vaut mieux ne pas procéder à un fichage : ça ne serait que perte de temps. On pourra ainsi préférer se tourner vers l’apprentissage du cours directement sur les feuilles de cours, la réalisation de flashcards, le regroupement de différents arrêts au sein d’un seul et même carnet (voir en cela les carnets de jurisprudences et les carnets pour ficher ses TD), ou bien une mise en scène des différents arrêts à apprendre, etc.

 

Il faudra donc s’aventurer vers de nouvelles façons de reconsidérer le cours, ainsi que la méthode que l’on devra adopter pour son apprentissage, toujours en fonction de nos type de mémoire dominant.



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