Quelle est la durée des études de droit ?

Quelle est la durée des études de droit ?

QUELLE EST LA DURÉE DES ÉTUDES DE DROIT ?

“Les études de droit mènent à tout”. Nous entendons souvent cette phrase, mais que signifie-t-elle concrètement ? 

En un sens, cet adage renvoie au fait que poursuivre des études de droit ne nous empêchera pas, à leur issue, de nous tourner vers un autre domaine tel que le marketing, le digital, et pourquoi pas le BTP. Une reconversion est donc totalement possible et envisageable.

En un autre sens, cela renvoie à la multitude des métiers du droit existant en France comme à l’étranger.

Ce choix tentaculaire dont les études de droit nous permet de bénéficier se répercute sur la durée des études de droit intrinsèquement. Celle-ci va donc fluctuer selon le métier convoité.

Par ailleurs, il est utile de préciser ici qu’il n’est pas nécessaire d’aller à la faculté de droit pour aspirer à une profession juridique. Je vous renvoie en cela à un précédant article dans lequel la question a été traitée.

Pour revenir où nous en étions, balayons ensemble combien de temps durent les études de droit en fonction des métiers visés.

Pour atteindre vos objectifs universitaires sans stresser

(DISPONIBLE EN VERSION PAPIER ET DÉMATÉRIALISÉE)

Il est des domaines professionnels dans lesquels l’absence d’études supérieures ne fait pas obstacle à un recrutement. Autrement dit, dans ces cas-là, le nombre d’années d’études se réduit à zéro, puisque seule l’obtention du baccalauréat est demandée.

Parfois, selon certains facteurs (le poste à pourvoir, l’entreprise, votre profil, etc.), la détention du bac n’est pas demandée. Une formation scolaire de base est suffisante.

Généralement, ce sont des domaines où la carrière et l’expérience professionnelle pèsent grandement dans la balance au regard de la rémunération, de l’évolution de carrière, et, en outre, de la convention collective de la branche concernée.

C’est le cas notamment du notariat. La convention collective du notariat nous indique qu’un poste de standardiste au sein d’un office est tout à fait envisageable sans baccalauréat.

→ Le notariat est un parfait exemple puisqu’il est possible, grâce aux années d’expérience et d’ancienneté au sein d’une étude notariale, de monter progressivement les échelons. Cette évolution peut conduire jusqu’au métier de notaire.

En effet, l’on peut aspirer à une telle profession par la voie universitaire, mais pas que. Une formation par voie interne est également possible, tel que l’indique le site officiel des Notaires de France. L’obtention du diplôme de clerc sera, en revanche, un passage obligé. Après 9 années d’exercice au sein d’une étude, dont 6 après l’obtention du diplôme de clerc, il vous sera possible de prétendre au statut de notaire.

Des études en deux ans

L’entrée dans le monde professionnel juridique peut avoir lieu après deux années d’études supérieures.

La deuxième année de licence de droit ne représente pas, en soi, un diplôme clé pour les entreprises.

En revanche, les voies plus professionnalisantes que représentent le BTS, le DUT et le DEUST, sont significatives pour les recruteurs.

Ces années d’études sont considérées comme étant plus professionnalisantes que la voie universitaire “classique”. En effet, au cours de ces deux années sera abordée une branche du droit en particulier. Celle-ci sera analysée, traitée et appréhendée sous une multitude d’angles possibles et imaginables. Vous deviendrez donc un expert en la matière. De plus, des stages voire des cursus en alternance peuvent être proposés, plongeant l’étudiant directement dans la pratique.

→ Sans dresser une liste exhaustive de ces diplômes, en voici quelques exemples : 

  • Le BTS assurance
  • Le BTS professions immobilières
  • Le DUT carrières juridiques 
  • Le DUEST assistant juridique

Bien entendu, ces deux années d’études peuvent être un tremplin pour vous diriger par la suite vers une licence.

Un BAC +2 donne aussi accès aux professions du domaine public.

→ Pour illustration, l’Ecole nationale des Greffes recrute des candidats dès l’obtention d’un Bac +2. Néanmoins, la plupart des inscrits ont en leur possession au minimum un Bac +3. Par ailleurs, la difficulté de ce concours amène les étudiants à poursuivre une prépa via le CNED ou dans un IEJ (institut d’études judiciaires). Une fois le concours obtenu, une formation de 18 mois sera dispensée à travers 12 semaines de cours théoriques et 32 semaines de stage au sein de greffes.

Des études en trois ans

Une licence de droit à votre actif fera immédiatement dire aux recruteurs que vous détenez les connaissances nécessaires à tout juriste, à savoir la méthodologie juridique et la logique juridique.

Ce niveau vous permettra notamment de passer divers examens comme celui de clerc de notaire ou de clerc d’huissier.

Un plus large panel de concours se présente également en ce qui concerne l’intégration de différentes écoles :

  • L’Ecole nationale supérieure de la police
  • L’Ecole nationale d’administration pénitentiaire
  • L’institut régional d’administration 
  • Divers concours dans la fonction publique d’état, territoriale et hospitalière.

Des études en quatre ans

Devenir juge ou avocat a toujours été un rêve pour vous ? Vous devrez donc viser le Master 1 !

Je vous conseille de vous référer au site du Conseil National des Barreaux afin d’en savoir plus sur le métier d’avocat et ses enjeux. Après avoir réussi l’examen d’accès au CRFPA, vous intégrerez l’école des avocats pour une durée de 18 mois, dont 6 mois consacrés aux cours théoriques, 6 mois à un projet pédagogique individuel, et 6 mois en stage dans un cabinet d’avocat.

Concernant la magistrature, le site de l’Ecole nationale de la magistrature regorge également de moult informations. Un Bac +4 vous permettra d’accéder au 1er concours de l’ENM. En tant qu’auditeur de justice, vous poursuivrez une formation de 31 mois rémunérée, à travers des cours théoriques et de nombreux stages au cœur de multiples métiers de la justice.

Des études en cinq ans

Le Master 2 permet de parfaire son cursus universitaire.

Quand bien même certains examens ou concours soient ouverts aux candidats ayant un Bac +3 ou Bac +4, certains étudiants préfèrent aller jusqu’au bout du cursus universitaire français, en visant l’obtention d’un Master 2.

Il est vrai que la plupart des concours sont très sélectifs. Accumuler un maximum de connaissances et d’informations théoriques ne peut que jouer en notre faveur ! Si vous en avez l’envie et la possibilité, il est donc conseillé de clore le chapitre “Etudes Supérieures” avec un Master 2.

Les Masters (diplômes délivrés et reconnus par l’Etat) ne sont pas les seuls à vous octroyer un Bac +5. Les Mastères le font aussi ! Ce ne sont pas des diplômes, mais des labels reconnus par les Grandes Ecoles.

Si vous ne souhaitez pas passer de concours dans la fonction publique et aspirez à une carrière dans le domaine privé, sachez que les mastères sont largement appréciés par les recruteurs. En effet, ces derniers préparent les étudiants au monde de l’entreprise avec une approche beaucoup plus pratique et professionnalisante. Les Mastères étant généralement payants, vous pouvez poursuivre une telle année en alternance, faisant que votre entreprise se chargera du coût financier à votre place.

Des études pendant une décennie ?

Un universitaire est avant tout un chercheur, passionné par son domaine de recherches et déterminé à faire progresser sa discipline grâce à ses pensées et écrits.

En cela, certains étudiants choisissent de perdurer dans les locaux de leur faculté, et rédiger une thèse sur un sujet précis. À savoir que rédiger une thèse prend en moyenne 3 à 6 ans ; passer une décennie entière à la fac de droit ne relève pas du mythe !

Mais alors, pourquoi passer autant de temps à faire une thèse ?

La rédaction et la soutenance d’une thèse sont indispensables dans l’objectif de poursuivre une carrière universitaire. Devenir Maître de conférences, et pourquoi pas tenter le concours d’agrégation en suivant, ne sera possible qu’à la suite de la soutenance d’une thèse.

Sans même vouloir se constituer une carrière universitaire, être thésard pour le plaisir et l’amour du Droit est tout à fait envisageable ! 

Votre expérience

Et vous ? Quel est ou a été votre projet d’études ?



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